SAlut

SAlut
SAlut tout le monde!

alors commençons :

Cette fanfic n'est pas de moi! mais d'un super auteur Ayla

je ne vais rien vous dire à propos de l'histoire;p je sais je suis une peste

et moi je suis une simple lectrice nommée Cindy qui a adoré cette histoire!

BONNE LECTURE A TOUS!

# Posté le lundi 09 avril 2007 13:25

CHAPITRE 1- Prologue

CHAPITRE 1- Prologue
Prologue : Océane Daquaria


Je suis enceinte... J'ai du mal à me faire à cette idée, et pourtant ! Le test que j'ai passé tout récemment a été on ne peut plus clair. Moi, Océane Daquaria, jeune femme de 19 ans, suis enceinte de Sirius Black. Cela paraît tellement surréaliste. Qui aurait cru qu'un jour je tomberais aussi rapidement enceinte, et qui plus est du ténébreux Sirius Black ? Moi-même j'ai encore du mal à me faire à cette évidence.

Pour l
e moment, nous ne sommes que deux personnes à être au courant de ma toute récente grossesse : moi, bien sur et... Lily Potter. Lily est ma meilleure amie. J'ai eu l'immense honneur et le privilège de la rencontrer par le biais de mon amoureux. Lui et le mari de Lily sont comme deux frères et Sirius est même le parrain de leur fils Harry qui est un amour d'enfant. Lily et moi, on ne se connaît que depuis un peu plus d'un an, mais nous sommes rapidement devenues complices toutes les deux et à présent, je peux aisément dire qu'elle est une soeur de coeur pour moi.

Par
aîtrais-je froussarde à vos yeux si je vous disais qu'en cet instant même, mon coeur est envahie par une peur colossale et que cette peur ne me quitte plus depuis presque un an maintenant ? Comment aurait-il pu en être autrement ? C'est la guerre dans notre monde et comme chaque guerre, celle-ci apporte son lot de souffrances et de deuils. Sirius a perdu le seul membre de sa famille qui ne le considérait pas comme un paria, sa cousine Andromeda Tonks. Lily était présente lorsqu'elle a été assassinée par des mangemorts, lors d'une mission pour l'Ordre du Phénix. Et comme il fallait s'y attendre, ce fut un moment traumatisant pour Lily. Bien sur, nous autres aussi avons été bouleversés par cet évènement tragique, mais tous ensemble, nous y avons fait face. Il faut que la vie soit la plus forte.

C
ette année a aussi vu de nombreux affrontements entre le Seigneur des Ténèbres et ceux qui refusent de vivre dans le monde qu'il nous prépare. James et Lily, par exemple, ont par trois fois été confronté à ce monstre sanguinaire et heureusement pour eux, ils s'en sont à chaque fois sortis. Tous les deux sont largement impliqué dans cette guerre. Aux côtés de Sirius et de beaucoup d'autre, ils font parti d'un mouvement de résistance.

Je ne
fais pas partie de l'Ordre du Phoenix et avec ma grossesse qui débute, je ne pense pas qu'il soit opportun de m'y engager. Mais je soutiens sans condition les idées de mes amis et de mon chéri...

Si
rius... Il n'est pas près de moi en ce moment. Il a accepté de devenir le Gardien du Secret de James et Lily afin de mieux les protéger du Seigneur des Ténèbres. Il est donc partit ce cacher quelque temps dans un endroit qu'il n'a pas voulu lui indiquer. Il disait qu'il voulait la protéger, au cas où... Mais en apprenant que j'attendais son enfant, j'étais tellement heureuse que Lily m'a permis de lui envoyer un hibou pour lui annoncer la nouvelle. A ce moment là, j'étais tellement heureuse. Mais maintenant j'ai peur. Peur de sa réaction.

Je me
souviens de la première fois où je l'ai vu. J'avais 13 ans, lui 15. C'était à Poudlard. Il était entré en trombe dans la Salle Commune des Serdaigles où je révisais mon cours d'arithmancie. Je lui ai demance qu'il faisait là, il s'est retourné et il m'a sourit. Je l'ai trouvé adorablement beau. Il m'a expliqué qu'il se cachait du concierge. Il est resté un moment puis est reparti comme il était venu. Je lui ai posé la question une fois que nous avons commencé à nous fréquenter. Il ne se souvient pas de cette scène... Cela ne m'a pas surpris. Comment Sirius Black aurait-il pu se souvenir de la petite Océane Daquaria, petite Serdaigle de deux ans de moins que lui...

Si
rius a toujours été un grand séducteur, et il ne s'en est jamais caché. On ne compte plus toutes les filles avec qui il est sortit. A Poudlard, je l'observais en secret. Il était tellement beau, il paraissait presque irréel. Je n'aurais jamais cru qu'il serait un jour l'homme qui partagerait ma vie. J'ai eu plusieurs petits amis, j'ai vécu ma vie, et un jour, alors que je prenais un verre dans un bar de Pré-au-Lard, je l'ai revu. Il était toujours aussi beau que dans mon souvenir. Plus séduisant même. J'étais tellement occupée à le fixer que je n'ai pas fait attention et lorsque quelqu'un m'a bousculé, le contenu de mon verre a atterri sur ma robe et un peu sur la sienne. Il m'a regarder, m'a sourit et m'a proposé de venir chez lui pour nettoyer tout cela. Je n'ai pas refusé. Ce soir là, nous nous sommes embrassés. Il n'a jamais aimé faire traîner les choses et c'est pour cela que j'ai été agréablement surprise de voir qu'il ait attendu un peu avant de m'avoir dans son lit. A partir de ce jour, j'ai su que j'étais désespérément amoureuse de lui. Mais je ne me faisais pas d'illusion, je n'étais qu'une fille de plus pour lui. Alors, j'ai pris mon courage à deux mains et je me suis battue. Battue pour qu'il tombe amoureux de moi, battue pour le garder, battue pour ne pas le faire fuir. Il m'a laissé petit à petit le connaître et maintenant, je sais que je le connais presque aussi bien que ses meilleurs amis.

Les choses se sont fait lentement entre nous. Après quatre mois de relation (un record pour lui...) il m'a présenté à ses amis, et j'ai fait la connaissance de Lily. Après un an de relation, il m'a demandé de venir vivre chez lui... J'étais tellement contente que je n'ai pas hésité.

Vivre
avec lui me permettait aussi de m'affranchir d'une contrainte que voulais m'imposer mes parents. Me trouvant en âge de me marier, ils m'avaient presque fiancé à un jeune homme : Severus Rogue. Je n'ai pas accepté et j'ai clairement fait comprendre à mon soupirant qu'il n'y aurait avenir entre nous, et ce, malgré les hiboux qu'il m'envoyait sans cesse pour tenter de me convaincre. Lorsque Sirius l'a su, il a explosé. Il était dans une colère noire. Notre première vraie dispute... Et lorsque qu'il l'a croisé au hasard d'un match de Quidditch, ils se sont battus... Je lui alors promis que je mettrais mes parents au courant de notre relation.

Me
s parents n'ont pas accepté que je fréquente un garçon qui avait été renpar sa famille, ils m'ont donc reniés à leur tour et m'ont jeté à la rue. Mais cela m'était égal, j'avais Sirius, et il m'aimait, j'en étais sure. De plus, j'avais d'autres soucis en tête. Lily venait de perdre ses parents dans un accident de la route et elle avait besoin de mon soutien.

Autant
que j'ai eu besoin de son soutien ces derniers jours. Sirius est tellement traumatisé par l'horrible enfance qu'il a eu que je ne suis pas sure qu'il prenne bien l'annonce de ma grossesse. Lily a beau me dire qu'il sera ravi et un père merveilleux (il n'y a qu'à le voir s'occuper de Harry !), j'ai peur qu'il ne veuille pas de cet enfant que j'aime pourtant déjà de tout mon c½ur. Il ne me reste plus qu'à attendre qu'il réponde à mon hibou.

Par Mer
lin, faite qu'il fasse vite.

Alors que pensez vous de ce premier chapitre?
kiss
Cindy

# Posté le lundi 09 avril 2007 13:51

CHAPITRE 2 -Vivre ou survivre

CHAPITRE 2 -Vivre ou survivre

« Pleure chagrin et repasse le film humide du passé dans les yeux

Court, bien trop court notre amour et les appels au secours (...)

Et pourtant il faut vivre ou survivre (...) sans blesser tout ceux qu'on aime

Vivre heureux ou malheureux

Vivre seul ou même à deux »

Daniel Balavoine

Appelés par leur maître, Kelza, Régor et Lostine, les trois elfes de maison de la famille Potter arrivèrent aussi rapidement qu'ils le purent. Ils trouvèrent James Potter dans le corridor d'entrée. Il avait l'air extrêmement inquiet et impatient.

- « Vous alle
z vous poster à l'entrée du manoir... Ne laissez entrer personne et si quelqu'un arrive tout de même à entrer, faites exploser quelque chose... N'importe quoi, du moment que nous l'entendions d'ici... MAINTENANT ! » hurla-t-il.

Les elfes disparurent instantan
ément, effrayé par le comportement de leur maître. James jeta un sort pour bloquer toutes les entrées du manoir et se précipita dans le salon, où il trouva Harry en pyjama dans les bras de sa mère.

- « Il jouait dans son parc..
. » justifia Lily.

James courut
vers eux et les serra dans ses bras.

- « Je vous aime mes amours
... » murmura Lily.

James embra
ssa alors sa femme et son fils.

- « Je vous aime tous les deux... Je vous aime plus que ma vie... Ils ne vous arrivera rien... On s'en sortira... »

Un énorme bru
it se fit alors entendre depuis le jardin. Un bruit semblable à une explosion. Trois cris se firent entendre. Trois hurlements déchirants, puis, plus rien... Un silence total, un silence de mort... Lily frissonna violement et regarda James. Lui aussi la fixa. Il semblait tout aussi inquiet qu'elle.

- « Montes avec Harry !
» lui souffla-t-il.

- « Je reste
avec toi ... » protesta-t-elle

- « S'il te plait mon c½ur, mont
es avec Harry et ne redescend sous aucun prétexte... »

- « Non J
ames... » commença à sangloter Lily.

James prit sa femme dans se
s bras et la serra contre lui. Elle sentait à travers sa chemise les battements de son c½ur, il semblait tout aussi affolé qu'elle.

- « Je t'en prie mon amour, mo
n c½ur, mon ange... Montes avec Harry et jure moi que quoiqu'il arrive, tu ne descendras pas... »

Lily regarda son mari, les yeux
baignés de larmes

- « Promets m
oi... » supplia James, le regard embué

- « Je te le promets... »
articula péniblement Lily en pleurant.

James se pencha vers ell
e et l'embrassa. Il l'embrassa comme jamais il ne l'avait embrassé, il mit dans ce baiser tout l'amour qu'il portait à sa femme et toute l'angoisse qu'il éprouvait à cet instant. Il se détacha alors d'elle.

- « Je t'aime Lily..
. » murmura-t-il

- « Je t'aime
James... » répondit-elle

James e
mbrassa alors son fils et lui dit qu'il l'aimait puis, il repoussa sa femme

- « Vas-y ! » ordonn
a-t-il.

Il regarda alors sa femm
e, portant son fils, sortir en courant de la pièce pour à l'étage. Une immense sensation de vide l'envahit alors. Se ressaisissant, il prit fermement sa baguette dans sa main et attendit. Il entendit alors la porte s'ouvrir... Redoutant ce qu'il allait se passer, il prit une grande inspiration et partit à la rencontre de l'intrus.

Dans le couloir d'entrée
, se tenait Voldemort.

- « Bons
oir Potter... » lança-t-il de sa voix sifflante.

- « Comment... »
commença James.

Il s'imaginait
dans sa tête des images de Peter torturé par des mangemorts, couvert de sang et gémissant de douleur avant d'avouer le Secret.

-
« Non Potter... Pettigrow ne nous a pas donné tant de mal... » répondit Voldemort répondant aux pensées de James.

James ne compr
enait pas ce que le Seigneur des Ténèbres venait de lui dire et finalement il s'en fichait. Tous ceux qui comptaient à ses yeux se tenaient à l'étage et il devait tout faire pour les protéger. Il tint plus fermement sa baguette.

- « Sors de chez moi ! » hurla-
t-il

- « Tout doux Potter ... S
ois sage... Parle moi plus poliment... »

- « SORS DE CHEZ MOI !
» hurla James de plus belle.

- «
Tu sais Potter, tu pourrais connaître la gloire si tu te rangeais de mon côté... »

- « JAMAIS !
»

- « J'ai déjà perdu trop de t
emps avec toi... » lança alors Voldemort.

D'un geste instinctif,
James se jeta sur le sol et évita de justesse l'Avada Kedavra lancé par le mage noir. Il se redressa baguette en main.

- « Tu cr
ois que je te laisserais faire du mal à ma famille sans réagir ! » cria-t-il à son ennemi

- « Il
ne tient qu'à toi de la sauver Potter... Donne moi ton fils et ta femme et toi aurez la vie sauve... »

- « JAMAIS ! »

- « Dans c
e cas... »

Voldemort se mit alor
s a lancer de nombreux sorts à James qui les esquiva tous plus ou moins. Le Seigneur des Ténèbres était fort, mais James était déterminé.

Lily serrait de toutes s
es forces Harry contre son c½ur. Elle s'était réfugiée dans la chambre de son fils.

- « Je t'aim
e mon bébé, je t'aime... » murmurait-elle sans fin.

Elle fixait
avec insistance la porte de la chambre qui était close et voyait de temps en temps des éclairs de lumières se glisser sous la porte. A chacun d'eux, son c½ur se serrait. Elle supportait mal de savoir que James se battait en bas tandis qu'elle était là, à l'étage à attendre. Pourtant elle ne pouvait se résoudre à laisser son bébé seul. Sentant la panique et l'angoisse monter en elle, elle se ressaisit et tenta de se mémoriser tous les sorts qu'elle avait appris pour le cas où elle aurait à protéger son fils. Il était maintenant temps qu'elle mette son apprentissage en pratique. Elle se souvint alors d'un sort puissant. Un de ses vieux sorts qu'elle avait lu dans un très vieux livre. Elle posa alors son fils dans son berceau et prononça le sort qu'elle accompagna de gestes précis et minutieux. Harry la regardait, il ne comprenait pas ce qu'il se passait, mais il sentait que s'était grave. Il regarda sa maman sans rien dire. Lily se pencha alors vers lui et l'embrassa.

- « Maman t'aime mon bébé..
. »

Harry déposa un baiser sur l
a joue de sa maman et prit une des mèches de cheveux roux dans sa petite main. Lily prit la main de son fils dans la sienne et la caressa du bout des doigts. Elle termina alors le sort de protection et s'éloigna du berceau. Elle prit sa baguette dans sa main et attendit. Elle entendait toujours en bas les cris des combattant. Elle remarqua qu'ils n'étaient que deux. Elle n'en pouvait plus d'attendre et avait besoin d'agir. Elle se précipita vers le berceau de son fils et le prit dans ses bras. D'un sort, elle l'enveloppa dans une épaisse bulle rouge sombre qu'elle seule avait le pouvoir de briser. Elle y rajouta un sort empêchant quiconque voudrait du mal à l'enfant de l'ouvrir. Elle prit une grande inspiration ouvrit la porte et se rua à l'étage, Harry toujours prisonnier de sa bulle. Elle arriva au pied de l'escalier et vit par la porte ouverte, James et Voldemort en combat singulier au milieu de leur salon. Elle ouvrit un des placards de l'entrée, y enferma Harry et bloqua la porte d'un sortilège, puis elle entra précipitamment dans le salon.

- « LILY !
» cria James en la voyant « QU'EST-CE QUE TU FAIS LA ? »

- « Je
suis venue t'aider ! »

- « Comm
e c'est touchant... » se moqua Voldemort en lui envoyant un sort que la jeune femme esquiva.

Elle
se précipita vers James.

- « Et
Harry ? » lui souffla-t-il

- «
Ne t'en fais pas pour lui... » rétorqua-t-elle en jetant un sort à leur ennemi.

Ils échangèrent
tous les trois une très longue série de sorts et chacun fut plus d'une fois touché.

- « Assez jo
ué les Potter ! Je n'ai pas que ça a faire, donnez moi votre morveux qu'on en finisse ! » hurla-t-il

- « Il n'est plus là ! » cria
Lily « Tu ne croyais tout de même pas qu'on allait le laisser ici à ta merci ! »

James la regar
da d'un air étonné mais se repris vite. Même s'il ne comprenait pas ce qu'elle faisait, elle lui faisait confiance.

- « Comment ç
a, plus là ? » demanda Voldemort de sa voix menaçante.

- « Je lu
i ai jeté un sort de transfert... Je l'ai envoyé ailleurs, dans un endroit que tu ne trouveras jamais ! » lui cracha-t-elle, haineuse.

- « OU ? » hurla-t-il

Lily
éclata d'un rire nerveux.

- « C
omme si j'allais te le dire ! »

- « OU EST-IL SALE SANG DE BOURB
E ? » hurla-t-il en s'approchant si près de la jeune femme et si rapidement, qu'elle n'eut pas le temps de s'enfuir.

D'un geste b
rusque il l'empoigna et la jeta contre un mur. Lily se retourna, un peu sonnée. Voldemort fit alors apparaître une main argentée qu'il lança sur elle. La main empoigna violemment la gorge de la jeune femme, l'étranglant presque. Elle tenta désespérément de l'arracher en l'agrippant de ses deux mains, mais elle n'avait pas la force nécessaire pour l'écarter. La main argentée se mit alors à soulever la jeune femme dont les pieds ne touchaient presque plus le sol désormais.

- « Dis moi
où est ton fils ! » siffla le Seigneur des Ténèbres alors que la main serrait un peu plus la gorge de Lily.

La jeune femme fit no
n de la tête. La main d'argent se referma encore d'avantage.

- «
LAISSE LA ! » hurla alors James en se ruant sur Voldemort

- « C
haque chose en son temps Potter ! » gronda le Seigneur des Ténèbres et jetant un sort à James qui ne pu l'éviter. « Ton tour viendra, ne t'inquiètes pas ! »

Le je
une homme se retrouva pétrifié sur place, dans son élan pour se jeter sur son ennemi. Lily jeta un regard horrifié à son mari.

-
« On fait moins la fière maintenant ! » cracha Voldemort en sa direction « Tu vas gentiment me dire où est ton fils et peut-être que je pourrais me montrer clément envers toi ! »

- « NON ! » s'éc
ria-t-elle sans quitter James des yeux.

- « Voyons, voyons... »
siffla-t-il en resserrant encore un peu l'étreinte de la main d'argent « J'ai tout mon temps, je vais te faire souffrir à petit feu. Tu finiras bien par avouer ! »

- « JAMAIS ! »

- « Vraiment ?
» s'étonna-t-il

- « Je préfère
mourir que de te dire où il est ! » hurla Lily, folle de rage.

V
oldemort la regarda un moment puis un immonde sourire naquit sur son visage reptilien.

- « Mais
bien sur ! Que n'y ai-je pensé plus tôt ! Evidemment que tu ne diras rien, en bonne petite mère courage que tu es... » siffla-t-il d'une voix mauvaise. « Tu préfères mourir plutôt que de livrer ton fils... Soit ! Mais es-tu prête à le faire mourir LUI ! »

D'un
geste vif, Voldemort transporta la statue de James dans les airs et le libéra de son maléfice.

- « Silentio ! » appliqua-t-il au jeune homme avant que celui-ci ait le temps de hurler.

Il se to
urna alors vers Lily qui essayait encore vainement de se débarrasser de cette main qui l'étranglait.

- « Je te donne le choix ! C
'est ton fils ou ton mari ! Si tu me dis où trouver Harry je le laisse en vie, sinon... DOLORIS ! »

Et sous le regard horrifié de
Lily, James se mit à se tordre de douleur en poussant des cris muets. Elle tremblait comme une feuille, totalement paniquée. Voldemort arrêta le sort et la jeune femme aperçut le visage défiguré par la douleur de son mari.

- «
Alors ? Tu as choisis ? » s'amusa le Seigneur des Ténèbres en souriant. « Tu as peut-être encore besoin d'un peu de temps pour réfléchir ? DOLORIS ! »

James se m
it à nouveau à se tordre de douleur en silence. Lily le regarda totalement mortifiée, elle était incapable de réagir, elle avait même renoncé à se libérer de la main d'argent. Rien n'existait plus autour d'elle que James torturé par leur ennemi.

- « Je suis s
ur que c'est mieux avec le son... SONORUS ! »

Amplifiés par le s
ortilège, les hurlements déchirants de James résonnèrent partout dans le manoir. Jamais la jeune femme n'avait entendu quelque chose d'aussi terrifiant. Elle se mit à pleurer. Les cris de son mari lui déchiraient le c½ur et les entrailles, elle ne le supportait pas. Tout cela la rendait folle.

Voldemort arrêta alors le sort
ilège. James abandonna sa tête en arrière, les yeux fermés. Sa respiration était anormalement rapide, il était en sueur.

- « Alor
s ? Tu as fait ton choix maintenant ? Dis-moi où est ton fils ! »

- « NON ! LILY NON ! LAISSE MOI
MOURIR ! NE LUI DIS PAS OU EST... »

- « Silentio ! »

James fut
coupé par le sortilège de mutisme. Lily ne le quittait pas des yeux, il avait relevé sa tête et la regardait d'un air suppliant. La jeune femme pleurait. Elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas choisir entre James et Harry. Elle ne pouvait pas avouer où étais son fils, elle ne pouvait pas laisser Voldemort tuer James sous ses yeux.

- « Tuez moi ! » supp
lia-t-elle « Ne lui faites plus rien ! Tuez moi à sa place ! » supplia-t-elle

Voldemort éclata d
'un rire mauvais.

- « Mais ce se
rait trop facile ma jolie ! Tu es la seule à savoir où se trouve ton fils, je ne peux pas te tuer, mais lui... Il ne m'est d'aucune utilité... Je crois même qu'il a demandé à mourir... ! »

- « N
OOOOON ! » hurla Lily

- « Dans c
e cas, tu sais ce qui te reste à faire ! »

James continuait à fi
xer sa femme désespérément suppliant. Elle croisa encore une fois son regard qui la suppliait de ne pas lui donner Harry quitte à le laisser mourir. Mais comment pouvait-elle laisser faire une chose pareille ?

- « Non... » sang
lota-t-elle

- « Tu es coriace..
. Ca tombe bien j'aime jouer ! »

Et une fois de plus Lily regard
a impuissante son mari se débattre dans les airs de douleurs. Horrifiée, elle le vit de moins en moins bouger comme s'il n'en avait plus la force.

- « JAMES ! » h
urla-t-elle désespérément

Mais
le jeune homme ne réagissait même plus au bout d'un moment, il resta immobile, parfaitement inerte.

- « On dirait que mon joujou e
st cassé ! » ironisa le Seigneur des Ténèbres.

Il jeta à nouveau
le sortilège d'endoloris sur James qui n'eut aucune réaction.

-
« NOOOOOOON ! » hurla Lily

- «
Il est vraiment inutile maintenant ! » lança alors Voldemort et d'un coup de baguette il projeta James sur le sol avec violence.

Lily ne quittait pas le corps immobile de son mari étendu sur le sol. Elle ne pleurait plus, elle n'en avait pas la force. Sa respiration était saccadée, elle avait mal à la gorge que la main argentée serrait encore violemment.

- « Cessons de plaisanter ! Je
n'ai plus envie de m'amuser ! Si tu ne veux pas me le dire, je vais le lire en toi ! » décréta Voldemort en s'approchant d'elle.

Lily paniqua alors. Si comme il le laissait entendre le Seigneur des Ténèbres était capable de lire dans ses pensées, il ne serait pas long à découvrir la supercherie. Elle ferma alors les yeux se souvenant alors que le contact visuel était primordial en légilimentie.

- « On dirait que tu as
compris... » s'amusa Voldemort.

Elle le sentit s'approcher d'el
le et frissonna quand elle sentit ses longues mains semblables à des grandes araignées blafardes saisir son menton.

- « Tu n'as a
ucune chance face à moi... » siffla-t-il.

Un grand bruit se fit
alors entendre suivit de nombreux « pop » caractéristique des arrivées par transplanage.

- « LAIS
SE LA ! » hurla une voix que Lily identifia comme celle de Maugrey Fol ¼il.

Elle sentit que son e
nnemi s'éloigna un peu d'elle, elle se risqua à ouvrir les yeux. Voldemort tenait en joue de sa baguette Fol ¼il qui le regardait d'un air mauvais. Il y avait aussi plusieurs membres de l'Ordre. Dix au total. Lily les observa un moment, puis un nouveau « pop » se fit entendre. Entre elle et Voldemort, le professeur Dumbledore venait de transplaner.

- « Bo
nsoir Tom » lança-t-il froidement.

- « Je ne m'appelle plus ains
i depuis longtemps ! » cracha Voldemort d'un air mauvais.

- « Di
s moi ce que tu comptes faire maintenant, seul face à moi et dix autres sorciers chevronnés prêt à tout pour te tuer ? » demanda calmement le professeur en menaçant Voldemort de sa baguette.

Le
Seigneur des Ténèbres se mit à observer frénétiquement autour de lui. Seul, face à tant de puissance magique combiné, il avait peu de chance.

- « Je n'ai pas dit
mon dernier mot ! » hurla-t-il alors.

Et avant que Maugrey ai le
temps de se jeter sur lui, il transplana. Lily le vit partir avec un sentiment confus de soulagement et de haine mêlée. Elle se rendit à peine compte que le professeur Dumbledore s'était approché d'elle et l'avait libéré de sa main étrangleuse. Elle inspira une grande bouffée d'air qui lui brûla la gorge et se précipita sur la seule chose qui avait de l'importance à ses yeux en cet instant.

- « James... » sanglota-t-e
lle en se laissant tombé près du corps inerte de son mari« James...Réponds moi... Dis quelque chose... »

Mais le jeune homme ne r
éagissait pas. Elle le prit alors dans ses bras et le secoua de toutes les forces qui lui restaient.

- « JAMES ! »

Mais il n'eut
aucune réaction. Elle sentit son c½ur se briser. Non, ce n'était pas possible, pas lui, pas James. Elle sentit alors deux mains se poser sur ses épaules et l'encercler. Elle releva la tête et reconnu Emmeline Vance.

- « Calme
toi Lily... Calme toi » murmura-t-elle doucement.

Mais la jeune
femme se libéra de son étreinte et se leva.

- « Harry... » souff
la-t-elle « Harry »

Tout le mond
e la regarda stupéfaite, personne ne disait rien.

- « Harry, Jam
es... » sanglota Lily en titubant vers la sortie de son salon.

To
ut le monde s'écarta pour la laisser passer. Elle entendit vaguement quelqu'un dire qu'il allait chercher des médicomages, mais elle n'y fit pas attention. Elle traversa le couloir et ouvrit le placard qui renfermait son fils. Elle récupéra délicatement la bulle rouge et la fit exploser d'un seul geste. Harry se retrouva alors dans ses bras faible. Sanglotante et en larme, Lily le serra contre elle se toutes ses forces tant et si bien que Harry se mit à pleurer également. La jeune femme sentit à nouveau que quelqu'un posait ses mains sur ses épaules.

- « Lily, donne moi Harry...
» proposa la voix sereine du professeur Dumbledore.

- « NON ! »
hurla-t-elle avec une force incroyable « NON ! C'est mon fils, c'est mon bébé... »

Elle se déga
gea violemment de l'étreinte du professeur et se rua, Harry serré contre elle vers le corps toujours étendu de James. Elle se laissa tombé à ses côtés en pleurant, la tête posée sur le torse de son mari.

o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o

Il était arrivé devant son immeuble. Il faisait nuit noire, il avait voyagé longtemps. Dès qu'il avait reçu le hibou d'Océane, il avait pris sa décision. Il était revenu, il fallait qu'il la voit, il fallait qu'il lui dise combien il était heureux, combien cette nouvelle avait illuminé sa vie. Il ne s'était pas rendu compte à quel point il était prêt à être père avant de recevoir cette lettre. Et pourtant, maintenant, tout lui paraissait tellement évident. Incapable d'attendre encore d'avantage, Sirius Black se rua dans les escaliers, arriva devant la porte de son appartement et frappa de toutes les forces qu'il put. Il attendait quelques secondes qui pourtant lui semblèrent des heures. Lorsque la porte s'ouvrit enfin, il se jeta sur la jeune femme qui était venu lui ouvrir. Il l'a prit dans ses bras et la souleva dans les airs. Il la fit tournoyer avant de la reposer et de l'embrasser avec tout l'amour qu'il pouvait ressentir pour elle. Il se détacha enfin d'elle et la regarda un moment. Elle avait l'air surprise, bien sure, mais ses yeux brillaient. Ils brillaient de joie et de bonheur.

- « J'ai reçu ta lettre... » murmura-t-il simplement « C'est vrai ? »

- « Oui c'est vrai. On va
avoir un bébé » répondit-elle les larmes aux yeux.

Sans ajouter
un mot, Sirius referma la porte, prit la main d'Océane dans la sienne et l'entraîna dans leur salon où il l'embrassa encore passionnément.

- « Tu es revenu... » s
ouffla-t-elle

- « Dès que j'ai r
eçu ta lettre... Je suis tellement... » répondit-il en se laissant tomber à genoux devant elle.

Sans achever sa phrase, il releva le bas du pull de la jeune femme et se mit à embrasser le ventre encore plat mais qui n'allait pas tarder à s'arrondir, à leur plus grand bonheur. Océane le regardait, des larmes de joie coulaient sur ses joues. Chacun des baisers de Sirius sur son ventre la faisait frissonner. Jamais elle n'aurait crut pouvoir être aussi heureuse. Elle le fit se relever en souriant et l'emmena sur le canapé où il s'installa. Elle vint se blottir tout contre lui.

-
« J'avais tellement peur de ta réaction... » souffla-t-elle « Je suis si heureuse que tu veuilles de ce bébé. »

- « Bien sur que j
e le veux ce bébé. Je sais que je n'étais pas très enthousiaste au départ, mais finalement c'est la plus belle chose qui me soit arrivé dans la vie. Et je suis si heureux que ce soit toi la femme qui me fasse ce si grand cadeau »

- « Oh Sirius... Si tu savais
comme je me suis inquiétée... Lily m'avait pourtant dit de ne pas m'en faire »

- « Lily est au
courant ? »

- « Oui, mais unique
ment elle... Elle m'a promis de ne rien dire à James »

Sirius la
regarda en souriant et déposa un baiser sur son front.

- « Je v
ais être papa... » murmura-t-il.

Océane ferma alors les yeux et
soupira de bonheur. Elle se laissa bercer par le bruit des battements du c½ur de son amoureux. Elle se sentait bien, elle était heureuse. Rien n'aurait pu en cet instant gâcher leur bonheur.

- «
Il va falloir qu'on trouve une maison » décréta alors Sirius

Océ
ane rouvrit les yeux et le regarda un moment. Il avait l'air très sérieux et la regardait d'un air grave.

- « Je ne veux pas que
notre bébé grandisse dans un appartement. Je vais acheter une maison avec un beau jardin, où on vivra heureux tous les trois ! » ajouta-t-il

- « On a encore le t
emps d'y penser Sirius, ce bébé n'est pas prévu pour tout de suite. »

- « Je préfère assurer. Je
veux que mon bébé ne manque de rien. Je veux qu'il ai l'enfance que je n'ai pas eu, je veux qu'il soit heureux. »

- « Il sera heu
reux mon amour... Il sera heureux »

Elle se redressa pour l'embr
asser encore une fois. A cet instant on frappa à la porte. Sirius se redressa précipitamment.

- «
Je ne devrais pas être là ! » souffla-t-il

- « Va dans la chamb
re... » répondit Océane sur le même ton.

Elle attendit qu'il soi
t enfermé dans leur chambre pour aller ouvrir la porte. Elle était anxieuse, qui pouvait bien venir lui rendre visite à cette heure là. Elle se retrouva nez à nez avec un sorcier qui portait l'uniforme de Ste Mangouste.

- « Vou
s êtes mademoiselle Daquaria ? »

- « Oui »

- « On m'a demandé d
e venir vous signaler que monsieur et madame Potter on été admis à l'hôpital Ste Mangouste dans la nuit. Ils ont été attaqués chez eux par Vous-Savez-Qui, ils sont tous les deux dans un état très grave. Le professeur Dumbledore m'a chargé de vous dire de vous rendre là-bas le plus vite possible et aussi... de vous méfier de Sirius Black »

- « Me méfier...
mais... Je ne comprends pas » répondit Océane totalement paniquée

- « Moi non plus mademoiselle,
je ne fais que transmettre le message »

- « Mer... merci » répo
ndit-elle en refermant la porte.

Elle vit alors Sirius sortir en
trombe de la chambre.

- « Comm
ent ça James et Lily ont été attaqués chez eux ! » hurla-t-il

-
« Je ne sais pas... »

- « Mais c
e n'est pas possible... Ce... Par Merlin ! »

- « Sirius ! Qu'est
-ce qui se passe ? »

- « Je ne p
eux rien te dire ! Va à l'hôpital comme te le demande Dumbledore ! Il faut que je m'assure de quelque chose ! »

- « Sirius ! »

-
« Océane... » repris Sirius en prenant la jeune fille dans ses bras « Mon amour, je t'aime. Quoiqu'on te dise, crois moi, je suis innocent, je n'y suis pour rien... Si on te le demande, tu ne m'a pas vu et tu ne sais pas où je suis...»

- « Je ne comprends pa
s... »

- « Je ne peux rien t'exp
liquer pour le moment ! Mais je t'en supplie fais moi confiance... »

- « Je te fais confiance »

Sirius déposa alors un rapide ba
iser sur le front de la jeune femme et se précipita hors de l'appartement.

Toute tremblante, tot
alement perdue et déboussolée par tout ce qui venait de se passer, Océane resta un moment sans réagir. Puis, revenant soudain à la réalité, elle prit son manteau et sortit rapidement de chez elle. Elle transplana jusqu'à Ste Mangouste.

Elle pénétra dans le hal
l d'accueil à toute vitesse et totalement paniquée. Elle aperçut rapidement le professeur Dumbledore.

- « Professeur ! » hurla-t-
elle indifférente du fait qu'ils étaient dans un hôpital « Où sont ils ? Qu'est ce qu'il s'est passé ? »

- « Ils ont été attaqué
chez eux... Le sortilège du Fidélitas a été rompu... » répondit-il gravement

Océane sentit son c½
ur se briser. Ce n'était pas possible, c'était Sirius le Gardien du Secret, mais il n'aurait jamais pu...

- « Mais professeur...
»

- « As-tu vu Sirius ? » deman
da-t-il en plongeant son regard bleu dans le sien.

Incapable de
réfléchir, Océane se contenta de faire non de la tête.

- « Tu es
bien sur ? Tu sais qu'il est peut-être dangereux ? » insista-t-il

La jeune fille persista à nier
. En soupirant, Dumbledore cessa de la fixer.

- « Nous verrons c
ela plus tard... » murmura-t-il alors.

- « Et James, et Lily...
et Harry ! » s'inquiéta Océane.

- « Aux soins intensifs... Les médicomages sont très pessimistes concernant James... Ils ne pensent pas qu'il va passer la nuit... Lily est en état de choc, mais moins atteinte, ils sont en train de la soigner. Harry va bien, il est indemne. Lily a réussit à le cacher. Ils lui ont fait prendre une potion de sommeil et il est sous garde rapprochée à la nursery... Il ne reste plus qu'à attendre »

Terrassée, Océane fut in
capable de prononcer le moindre mot. Elle se laissa tomber en pleurs sur la chaise la plus proche.

# Posté le lundi 09 avril 2007 14:05

Modifié le lundi 09 avril 2007 17:17

CHAPITRE 3-Ne t'en vas pas

CHAPITRE 3-Ne t’en vas pas
« Ne t'en vas pas, ça ferait trop monde à consoler. Tant pis pour toi, t'avais qu'à pas tant nous aimer (...)

Ca doit déjà être bourré d'âme au firmament et t'as pas le droit d'abandonner femme et enfant.

Vas-y bas toi ! T'es un vrai lion, sort nous tes griffes, ne t'endors pas à l'étage des soins intensifs »

Lynda Lemay

Lorsque Lily ouvrit enfin les yeux, elle eut du mal à se souvenir d'où elle était. Puis, les évènements lui revinrent en mémoire et ignorant la douleur sourde qui grondait dans son crâne, elle se redressa et appuya sur le bouton qui devait faire venir une guérisseuse. Elle jeta un rapide coup d'½il autour d'elle et n'apercevant aucune trace de James ou de Harry, elle appuya frénétiquement sur le bouton. Une guérisseuse arriva alors en courant.

- « Madame Pot
ter, vous êtes déjà réveillée ? »

- « Où
sont mon mari et mon fils ? »

- « Mada
me Potter, je... »

- « OU SONT-ILS ? » hurla-t-elle

- «
Calmez vous... Je... Je ne sais pas... Je vais chercher le médicomage... »

La g
uérisseuse partit alors en courant laissant Lily seule et désemparée. Elle attendit un court instant avant de voir revenir dans sa chambre un médicomage et la guérisseuse.

- « Comment
se fait-il qu'elle se soit réveillée ? » s'étonna le médicomage en se jetant sur la perfusion qui distribuait dans le corps de Lily une potion verte. « Ce n'est pas normal... »

-
« Docteur, où se trouvent mon mari et mon fils... »

- « Angi
e, faites moi vérifié cette potion calmante... Madame Potter devrait encore être en train de dormir... »

- « Docteur...
Je veux savoir comment vont mon mari et mon fils... »

- « Faites vite Angie... » repris le médicomage comme s'il n'avait pas entendu ce que venait de dire Lily.

La jeune fem
me lui attrapa alors le bras et le força à la regarder.

- « Je VE
UX savoir ce qui se passe ! Je veux qu'on me donne des nouvelles de mon mari et de mon fils ! »

Le m
édicomage soupira et fit signe à la guérisseuse de partir. Puis il fit apparaître un fauteuil et vint s'installer près du lit de sa patiente.

- « Votre f
ils va très bien. Il est un peu choqué, mais il se repose dans la nursery avec pas moins de cinq aurors qui assurent sa sécurité, par ordre du professeur Dumbledore. »

- « Je peux aller l
e voir ? »

- « Bien sur, nous vous y conduirons dans un moment... »

- « Et Jam
es ? » s'inquiéta soudain Lily en voyant l'air gêné du médicomage.

- « Madame Po
tter... Votre mari a subi de grave blessure... Il est dans un état très critique... »

- « D
octeur, qu'est-ce que ça veux dire ? »

- « Il est entre la vie et la mort. Personne à l'heure actuel ne peut vous certifier qu'il s'en sortira, je suis désolé, il faut attendre »

- « ATTEN
DRE ! » s'écria Lily « Mais attendre quoi ? »

- «
Il faut attendre de voir comment il va évoluer... S'il ne s'est pas réveiller d'ici une dizaine d'heure, il est condamné... Mais même s'il se réveille, cela ne veut pas dire qu'il s'en sortira. Je vais être honnête avec vous madame, il y a de grandes chances pour qu'il ne passe pas la nuit. »

Lily plaqua ses
deux mains devant sa bouche pour étouffer son cri et se mit alors à pleurer sans retenue.

- « Je veu
x le voir ! » sanglota-t-elle « Je veux être prêt de lui ! »

- « Je
ne pense pas que cela va être possible, je suis désolé »

- « Il va peut
-être mourir ! Je veux être à ses côtés ! » sanglota Lily

L
e médicomage la regarda un moment d'un air grave et reprit

- « Je comprend... Mais je ne peux pas vous laisser y aller si vous êtes dans un tel état. Il faut vous calmer. Je vais vous donner une potion puis je vous conduirais jusqu'au bloc des soins intensifs. »

Lily
le regarda un moment en essayant de retenir ses sanglots. Il fallait qu'elle soit forte pour James, il fallait qu'il sente qu'elle serait prête à être forte pour deux. Le médicomage fit alors apparaître un verre remplit d'une boisson orangée qu'il tendit à Lily. Elle le but d'un trait et au fur et à mesure qu'elle sentait le liquide se répandre en elle, elle sentit le calme la gagner. Certes l'angoisse et la tristesse étaient toujours présentes dans son c½ur, mais elle arrivait mieux à les gérer. Avec d'infini précaution, le docteur la sortit de son lit et la plaça dans un fauteuil roulant qu'il conduisit lui-même dans le bloc où se trouvait James.

En le voyant, Lily
ne put s'empêcher de frissonner. Il avait l'air si pâle et si fragile. Il était allongé sur un grand lit blanc et de nombreuses perfusions lui administrait diverses potions. Une bulle d'air était délicatement posée sur son visage lui permettant ainsi de respirer correctement. Il portait de nombreuses plaies et une guérisseuse s'occupait de les lui soigner.

-
« Voici Mary » expliqua d'une voix calme le médicomage à Lily « C'est elle qui s'occupe de votre mari et qui surveille régulièrement son état »

- « Bonsoir mad
ame Potter » lança Mary en s'approchant doucement d'elle

- «
Appelez moi Lily... Comment va-t-il ? »

- « Il n'y a pas e
u d'amélioration ni de détérioration de son état depuis près d'une heure. Il est stable » expliqua calmement Mary et déplaçant le fauteuil roulant de manière à se que Lily se trouve près de la tête de James.

- « On ne sai
t pas s'il peut entendre, mais si vous voulez lui parlez, ne vous gênez pas... » murmura Mary

- « M
erci... » souffla Lily « Est-ce que vous pouvez m'emmenez mon bébé ici ? »

- « J
e vais faire le nécessaire... » assura le médicomage en sortant de la pièce.

Li
ly regarda alors son mari inconscient et sentit son c½ur se serrer. Il ne fallait pas qu'il abandonne, il n'avait pas le droit de la laisser seule avec Harry, elle avait besoin de lui. Très doucement, elle posa sa main sur la joue de James, il était glacé, elle frissonna et ôta sa main qu'elle vint placer près de celle du jeune homme et enlaça ses doigts aux siens.

- « Je ne sais
pas si tu m'entends, mais je veux te dire que je t'aime et que j'ai envie que tu t'en sortes mon amour » murmura-t-elle doucement.

Il n'eu
t aucune réaction, elle sentit les larmes lui monter aux yeux, mais elle les contint, elle n'avait pas le droit de se laisser aller. Le médicomage lui avait bien précisé qu'elle devait être forte. Elle resta ainsi un bon moment juste à l'observer. Mary continuait ses soins aussi discrètement qu'elle le pouvait. Au bout d'une demi heure, le médicomage revint, il portait dans ses bras, Harry envelopper d'une couverture frappée aux enseignes de l'hôpital.

- « Har
ry ! » s'exclama Lily en les voyant entrer.

Elle voulut
se lever, mais encore trop faible, elle retomba dans son fauteuil. Mary se précipita pour s'assurer qu'elle allait bien et le médicomage déposa son précieux fardeau dans les bras de sa maman.

- « Il
est encore sous l'effet de la potion de sommeil, mais il devrait bientôt se réveiller... »

- « Merci doc
teur » souffla-t-elle tout en caressant les cheveux de son fils.

Puis elle prit
de nouveau la main de James dans la sienne et murmura

- « T
u vois mon amour, on est tous les trois... On va être fort et on va s'en sortir... J'en suis sure »

o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o


Sirius Black tran
splana devant l'endroit où Peter Pettigrow aurait du être caché. Il défonçait la porte d'un coup d'épaule et pénétra dans la vieille masure.

- « PETER ! PETER !
»

Il hurla
de toutes ses forces. Il s'imaginait déjà retrouver son ami mutilé et blessé. Il avait forcément dû être torturé à mort pour avoir livrer James et Lily à Voldemort. Il chercha dans toutes les pièces de la petite maison mais ne le trouva nulle part. Il se posa alors dans un coin et ne constata aucune trace de lutte. A part la porte qu'il venait de défoncer, tout était intact et bien en ordre. Sirius se demanda un moment s'il ne s'était pas trompé de cachette. Puis il sortit de la masure et transplana jusqu'au domicile de son ami. Peut-être n'était-il pas parti se cacher ? Peut-être était-il revenu chez lui ? Il frappa plusieurs coups à la porte mais personne ne vint lui ouvrir. Apercevant alors le soupirail entrouvert de la cave, il se glissa à l'intérieur. Elle était vide. L'écho des pas du jeune homme rebondissait sur les murs. Il prit l'escalier pour se rendre au rez-de-chaussée. Une angoisse lourde lui tordait les entrailles. Peter était forcément en danger parmi de nombreux mangemorts, il devait aller à son secours. Il n'aurait jamais dû conseiller à James et Lily de le prendre comme Gardien du Secret. Il était une proie beaucoup facile pour les mangemorts. Une fois arrivé, il fouilla tout le rez-de-chaussée mais n'aperçut aucune trace de lutte ni d'effraction. Décidément, tout cela devenait extrêmement bizarre. Il monta au premier étage où se trouvait la chambre de son ami, mais ne vit rien. Il entreprit alors de fouiller avec un peu plus d'attention. Il ouvrit l'armoire et commença à chercher parmi les vêtements le moindre indice qui pourrait l'aider à retrouver la trace de son ami quand soudain, quelque chose attira son attention. Il tira sur un morceau d'étoffe noire et se retrouva avec une cagoule de mangemort dans les mains. Horrifié, il la jeta sur le sol avec dégoût. Que faisait cette cagoule ici ? Ce n'était pas possible ! Peter ne pouvait pas être...

U
n doute affreux l'envahi alors. Il se rua sur le secrétaire de Peter et arracha un à un les tiroirs avec une hargne inhabituelle. Il chercha partout, examina tous les papiers puis découvrit qu'un des tiroirs avaient un double fond. Il en extirpa un énorme paquet de parchemin reliés et les lu. Le double de tous les comptes rendu de l'Ordre du Phoenix depuis près d'une année étaient adressée au Seigneur des Ténèbres. Toutes les missions sur lesquelles étaient affectés James et Lily ainsi que Franck et Alice Longdubat. Il y avait aussi des ordres de missions, des missions où il opérait parmi les mangemorts. Des larmes de rages coulèrent sur ses joues. Le traître ! Depuis le début, il soupçonnait Remus d'avoir rejoint le camp de Voldemort alors que c'était Peter qui fournissait au Seigneur des Ténèbres toutes les informations qu'il désirait. Et lui, qui avait donné l'occasion à Peter de dénoncer ses amis. Sirius s'en voulait au-delà des mots d'avoir précipité son meilleur ami, sa femme et son fils dans un piège sanguinaire. Avec rage, il prit le paquet de parchemin et sortit en courant de la maison de Peter.

« Le
sale traître » pensa-t-il « Il va me le payer »

Il transpla
na jusqu' à son appartement où il cacha soigneusement son butin sous une latte du plancher et vêtu de sa cape, il sortit sur le Chemin de Traverse à la recherche du traître.

Il se
glissa dans l'obscurité de la nuit et se faufila dans les ruelles à la recherche de celui qu'il avait toujours considéré comme un ami. Pour être sur de ne pas être inquiété plus tard, il fallait qu'on le voit ce soir, loin de Godric's Hollow. Sirius se rendit alors dans tous les endroits à la mode où il était sur de trouver du monde. C'était chose aisée en cette soirée d'Halloween. Plusieurs groupes de personnes se formaient ça et là au détour de chaque bar. Il chercha un long moment avant de le trouver enfin. Peter discutait comme si de rien n'était avec un groupe de jeune que Sirius ne connaissait pas. Son sang ne fit qu'un tour et le jeune homme se rua sur Peter en hurlant. Il le coinça contre un mur, sa baguette plaquée sur le cou du traître.

- « Bons
oir Peter » siffla-t-il entre ses dents

- « Sirius ! » s
'étrangla presque Peter « Mais qu'est-ce que tu fais là ? »

- «
Tais toi sale traître ! »

- « Mais qu'
est-ce que tu racontes ? »

- « Arrêtes
ton char avec moi Peter ! Quand j'ai su ce qui était arrià James et Lily, je me suis précipité à ton secours, je te voyais déjà mourant, blessé à mort. Mais tout ce que j'ai trouvé c'est ta cagoule de mangemort et je te retrouve ici, devant ce bar à la mode comme si de rien n'étais ! Tu as livré James sale traître ! »

- « Je ne vois
pas du tout de quoi tu parles Sirius ! Ce n'était pas moi le Gardien du Secret, tout le monde sait très bien que c'était toi ! » hurla alors Peter faisant se retourner les têtes vers eux.

- « Tais t
oi ! » hurla Sirius désemparé

- « Noooo
oooooon ! A moi ! Il a déjà vendu nos amis et il veut me tuer aussi ! Au secouuuuuuurs ! » se mit à hurler à son tour Peter.

S
irius resserra encore un peu plus son étreinte, et le cri de Peter mourut dans sa gorge en un ridicule couinement aigue.

- « Tu vas me le p
ayer... » siffla Sirius en levant sa baguette vers lui.

Mais
il ne pu lui jeter un sort, une main ferme lui retenant le poignet et l'entraîna en arrière. Il fut rapidement maîtrisé par un homme plus robuste que lui. Il se retourna vers l'homme et reconnut Kingsley qui le tenait fermement.

- «
Kingsley ! » s'écria-t-il « Il faut l'arrêter ! C'est lui ! C'est lui le traître ! »

-
« TAIS TOI ! » hurla Kingsley de toutes ses forces.

Il ava
it l'air extrêmement en colère et regardait Sirius avec dégoût. Le jeune homme comprit alors qu'il le soupçonnait d'avoir vendu James et Lily.

- « Ce n'était pa
s moi le Gardien ! C'était Peter, on a tenté un coup de bluff ! C'est lui le traître ! » tenta vainement de se justifier Sirius

Kin
gsley resserra un peu plus son étreinte jusqu'à faire mal à Sirius qui ne pouvait plus bouger.

- « Emmenez le
celui là aussi ! » s'écria-t-il en désignant Peter du menton.

Deux sorciers qu
e Sirius n'avait pas vus se rapprochèrent de Peter et le saisir par un bras. Le jeune homme tira alors sa baguette et entreprit de se métamorphoser.

- « Attenti
on ! C'est un animagus ! » prévint Sirius en criant

Peter ar
rêta un moment son mouvement de baguette ce qui permit à un des deux sorciers de s'en saisir. Il la plaça dans sa poche « par précaution » marmonna-t-il.

- « Si
rius aussi est un animagus ! » hurla alors Peter totalement déchaîné.

Kingsley
ôta sa baguette des mains de Sirius.

- «
Ca suffit maintenant tous les deux ! On vous emmène voir Dumbledore ! » gronda Kingsley d'un air menaçant.

D'un signe
de la tête, il invita ses deux acolytes à transplaner avec leurs deux prisonniers jusqu'à l'entrée de Poudlard. Sans ménagements, Kingsley et les deux autres sorciers traînèrent Sirius et Peter à l'intérieur du château et les descendirent dans de sombres cachots où ils les jetèrent violemment chacun dans une cellule aux barreaux épais.

- «
Faites moi sortir ! Je suis innocent ! » cria Peter « C'est lui le traître ! Même le professeur Dumbledore le sait ! Tout le monde était au courant qu'il était le Gardien ! Il est même parti se cacher après ! »

- « Tais
toi ! On a joué un coup de bluff et TU as vendu James et Lily à Voldemort ! Tu étais son espion depuis près d'un an ! » hurla Sirius en s'agrippant aux barreaux de sa cellule

- « T
u n'as aucune preuves ! »

- « SI ! Allon
s voir James ! Il nous diras lui qui était leur Gardien ! » vociféra Sirius, déchaîné par la colère.

- « On ne demander
a rien à James Potter ! » lança alors la voix froide et menaçante du professeur Dumbledore qui venait d'entre dans les cachots.

- « Professe
ur ! » hurlèrent de concert Sirius et Peter

- « James est en
ce moment même entre la vie et la mort, personne ne sait s'il va survivre à cette attaque ! Lily et Harry sont près de lui. Il y a peu d'espoir... »

- « QUOI !
» hurla Sirius avant de se laisser tomber sur le sol humide et froid de sa cellule, terrassé par la nouvelle.

o°O°o°O°O°o°O°o°O°o


Assise
sur une des chaises de la salle d'attente de Ste Mangouste, le visage caché entre ses mains, Océane attendait. Elle ne savait pas trop ce qu'elle attendait, mais elle restait là sans bouger. Il y avait forcément une erreur quelque part. Sirius ne pouvait pas avoir trahi ses amis. Il les aimait plus que tout, il ne pouvait pas leur faire du mal. Et James et Lily dont elle n'avait aucune nouvelle. Elle se sentait désespérément mal. Une guérisseuse était passé plusieurs fois près d'elle pour lui demander si tout allait bien, elle s'était contentée d'hocher la tête, mais elle n'allait pas bien du tout. Elle ferma les yeux et essaya de ne pas réfléchir, mais c'était trop dur. Elle revoyait Sirius lui demander de lui faire confiance et de ne pas croire ce qu'on lui dirait sur lui, mais d'un autre côté, il y avait le professeur Dumbledore qui était persuadé que c'était lui le traître. Mais tout ceci n'avait aucun sens ! Qui avait donc trahi James et Lily si ce n'est leur Gardien du Secret...

Des bruits de pas précipité
dans le hall de l'hôpital lui firent relever la tête. C'était Remus. Il était d'une pâleur effrayante et semblait totalement affolé. Elle lui fit un petit signe de la main et le jeune homme se précipita vers elle. Elle se leva et alla à sa rencontre. Elle se jeta dans ses bras et toutes les larmes qu'elle n'arrivait plus à retenir se mirent à couler.

- « Remus
... C'est affreux ! » sanglota-t-elle

-
« Je sais... » répondit le jeune homme d'une voix blanche en la forçant à se rasseoir « Tu as des nouvelles ? »

- « Non.
.. Je sais juste que James est au plus mal, c'est tout... Par Merlin, pourquoi ? »

Remus ne répondit pas. Il se contenta
de s'installer près de la jeune fille. Pourquoi ? Cette question il se l'était posé un bon milliard de fois depuis qu'Emmeline Vance était venu le chercher chez lui pour lui apprendre la nouvelle. Pourquoi Voldemort s'en était pris à James et Lily ? Pourquoi précisément eux ? Et surtout comment avait-il su où ils se trouvaient ? Sirius était le Gardien du Secret... Il n'y avait qu'une seule possibilité pour lui. Il avait raison depuis le début. C'était bel et bien Sirius le traître et il avait vendu ses amis à son maître. Il se tourna vers Océane et posa ses deux mains sur les épaules de la jeune fille et la força à le regarder.

- « Est-
ce que tu as revu Sirius ? » demanda-t-il en plongeant ses yeux dans les yeux bleus de la jeune fille

Bien que sachant q
u'il était presque impossible de mentir au jeune homme sans qu'il s'en rende compte, Océane lui fit non de la tête.

- «
Je ne plaisante pas Océane ! Il est dangereux, il a rejoint Voldemort, tu n'es pas en sécurité ! Quand-est-ce que tu l'as vu ? »

Océane se borna a secouer la têt
e de gauche à droite.

- « Ne fais pas ç
a ! Tu n'as pas le droit de le protéger, tu n'as pas le droit de le défendre ! Il a peut-être tué James ! »

- « Je l'aime
Remus ! » sanglota-t-elle « Il m'a demandé de lui faire confiance »

Le jeune h
omme soupira.

- « De toutes façons, je s
uppose que maintenant il doit être au côté du Seigneur des Ténèbres pour lui faire son rapport... » grogna le jeune homme entre ses dents.

Les pleurs d'Océane r
edoublèrent. Elle ne pouvait pas et ne voulait pas croire ce qu'elle entendait. Jamais Sirius n'avait été un mage noir et il ne le serait jamais. Il détestait tellement les mangemorts, il était tellement engagé dans la lutte, il ne pouvait pas avoir commis un tel acte.

Tout se méla
ngeait dans sa tête, elle ne savait plus qui croire et que penser. Elle espéra vivement que tout cela ne soit qu'un cauchemar et qu'elle n'allait pas tarder à se réveiller.

- « Tu ne dois pas retourner
chez toi, Océane ! » décréta Remus

La j
eune fille leva ses yeux rougis vers lui. Le jeune homme reprit

- « Je sais que
tu l'aimes et que tout ça s'est très dur pour toi, mais moi je pense avant tout à ta sécurité ! Il est dangereux, tu ne dois pas le revoir, il pourrait te faire du mal ! Il a tellement changé ses derniers temps, on s'est tous trompé sur lui, il ne faut pas qu'il puisse te faire du mal ! »

- « Il ne peut pas me faire de m
al Remus ! Il m'aime ! »

- « Il nous a
toujours dit qu'il considérait James comme son frère... » répliqua froidement Remus

- « Mais... »

- « Il n'y a pas de ma
is ! Je pense que Dumbledore sera de mon avis ! Tu as un autre endroit où aller ? »

Océane fit non de la tête. Elle avai
t été reniée par ses parents et n'avait aucune famille dont elle se sent assez proche pour se faire héberger.

- « On va
se débrouiller... S'il le faut, tu viendras chez moi... Je ne peux pas te laisser à sa merci, on ne sait pas de quoi il est capable»

Les pleurs d'Océane redoublè
rent. Et dire qu'il y a quelques heures seulement, elle était tellement heureuse d'avoir revu son amoureux. Il lui avait assuré qu'il l'aimait et qu'il était comblé de savoir qu'ils allaient avoir un bébé. Comment pouvait-elle être si malheureuse en ce moment en ayant connu tant de joie si peu de temps auparavant. Elle sentit le bras de Remus lui encercler les épaules.

- « Je sais que c'est dur, mais
on sera là pour te soutenir » murmura-t-il.

Océane prit une grande inspiration
et se redressa un peu.

A cet instant un
e guérisseuse arriva en courant vers eux.

- « Le professeur Dumbledore est là ?
» demanda-t-elle précipitamment

- « Non,
il a été rappelé d'urgence à Poudlard » répondit simplement Océane « Pourquoi ? »

- « C'est James Potter ! »

Océane et
Remus se levèrent d'un même bond.

- «
Quelles sont les nouvelles ? » cria presque Remus d'une voix rauque, presque effrayante.

- « Il vient de se réveiller !
»

Note: sur l'image ont voit James sourire, il ne sourit pa c'est que ya pa de tête qui fais genre il est triste!
voila bisou

# Posté le lundi 09 avril 2007 17:56

CHAPITRE 4-On éteint

CHAPITRE 4-On éteint
« On est un bourreau qui pleure pour un rien, une victime plein de sang sur les mains, mais on est un. Un de ce qui se croit tiré d'affaire, qui avance sans regarder en arrière et qui sont prêt à tuer père et mère et que rien n'atteint»

Zazie

- « Comment ça entre la vie et la mort ? Mais ce n'est pas possible ! Pas James ! » gémit Sirius depuis le fond de son cachot.

- « Regardez le jo
uer la comédie ! Regardez ce traître qui essaye encore une fois de nous berner ! » s'écria Peter d'une vois aiguë.

- « Ta
is toi ! » hurla Sirius « TAIS TOI ! »

- « SILE
NCE ! » s'écria le professeur Dumbledore.

Il vin
t se poster entre les cachots des deux hommes et les regardait tour à tour de son regard pénétrant.

- « Sirius » commenç
a-t-il « Tout le monde est d'avis que tu étais le Gardien du Secret, James me l'a d'ailleurs encore assuré la veille d'effectuer le Fidelitas sur Godric's Hollow. Pourquoi devrions nous te croire quand tu dis que c'est Peter qui les a trahi ? »

- « Le jour même du ri
tuel, j'ai convaincu James et Lily se faire de Peter leur Gardien. Je pensais à un coup de bluff. Je pensais que tout le monde croirait que ce serait moi et que personne n'irait inquiéter Peter. Nous n'avons mis personnes d'autres au courant, ni Remus, ni Océane, ni vous pour être bien sur qu'il n'y aurait pas de fuite... J'étais loin de penser que la vraie menace était Peter ! »

- « B
alivernes ! Il ment professeur ! Il ment ! » s'époumona Peter en s'accrochant au barreau de sa cellule.

- « Peter, laiss
e le finir... » intima Dumbledore « Si je comprend bien, si je vais demander à Lily qui était le Gardien du Secret de Godric's Hollow, elle me répondra qu'il s'agit de Peter... »

- « Exactement
! Et vous aurez enfin la preuve que ce sale rat est le traître ! »

- «
Non ! Ca ne voudra rien dire du tout ! Il a été élevé dans la magie noire ! Il peut très bien avoir modifié leurs pensées où les avoir soumis à l'Imperium pour qu'ils répondent que j'étais le Gardien du Secret ! » s'écria Peter « Voyons professeur, vous savez bien que j'ai toujours été moins doué en magie que James, Sirius ou encore Remus ! Pourquoi aurait-il fait appel à moi ? Ca n'a aucun sens ! »

- « Tu di
s n'importe quoi ! Tu as toujours été beaucoup plus doué que tu ne le laissais paraître ! Oublierais-tu que tu étais encore à Poudlard quand tu es devenu un animagus ! »

- « Peter est un animagu
s ? » s'étonna le professeur Dumbledore

- « Pas
que moi ! James et Sirius le sont aussi ! Nous sommes tous les trois des animagi non déclarés ! » avoua Peter.

- « Mais
pourquoi ? » demanda Dumbledore

- « Nous allion
s tenir compagnie à... » commença Sirius, puis voyant que Kingsley et ses deux acolytes étaient toujours dans la pièce il s'arrêta brusquement.

I
l n'était pas sur que le professeur ai mit les membres de l'Ordre du Phoenix au courant de la lycanthropie de Remus. Et bien qu'il l'ait soupçonné d'être le traître qu'ils cherchaient tous, il était tout de même son ami et il ne voulait pas trahir son secret.

- « Je
vois... » répondit posément Dumbledore « Pour quelle autre raison en effet auriez-vous fait cela ! »

- « Vous voulez dir
e que vous les croyez professeur ? » demanda Kingsley incrédule.

- « Bie
n sur, James et Sirius sont de puissants sorciers et je pense que Peter aussi est brillant... Ce qui m'étonne le plus voyez-vous c'est qu'ils aient réussit à le faire sous mon nez... Mais peut importe, ce n'est pas ce qui nous intéresse pour le moment. »

Le vieux pr
ofesseur se mit alors à faire les cent pas dans le cachot, il réfléchissait.

- « Vous avez tous
les deux des arguments qui semblent solides, pourtant l'un de vous ment... » marmonna-t-il.

- « P
rofesseur ! James est un frère pour moi, j'adore Lily et j'aime Harry comme mon fils vous ne pouvez pas penser que je puisse leur faire du mal ! » s'indigna Sirius

- « M
ais tu mens ! Tu nous mens depuis le début ! Tu suis les traces de Regulus ! Moi j'ai toujours admiré James et jamais je n'aurais osé m'en prendre à lui... » cracha violemment Peter

- « Tu as t
oujours été jaloux de notre popularité, Peter ! On ne faisait attention à toi que parce que tu étais avec nous ! Tu as voulu te venger lâchement alors que nous te considérions tous comme notre ami ! »

- « Silentio ! »

Bien que rendus muet pa
r le sort du professeur, Peter et Sirius continuaient de s'époumoner violemment, à en juger par leur visage déformé par la colère et la haine.

-
« Kingsley, veuillez envoyer un hibou au Ministère pour demander à Bartemius Croupton de venir nous rejoindre... » demanda d'une voix lasse le professeur

- « Le responsa
ble du département de Justice Magique ? » demanda Kingsley

- « Exactemen
t. Qui mieux que lui pourra nous éclairer sur la marche à suivre ? Vous l'enverrez dans mon bureau où je l'attendrais. En attendant veuillez bien sur eux... » lança Dumbledore en désignant les cellules où étaient enfermé Sirius ou Peter.

En l
e voyant sortir, Sirius donna un violent coup de pied dans le mur de sa cellule et alla se blottir dans un des coins, le regard perdu dans le vide. Il était innocent et il connaissait la vérité. Il avait beau la hurler personne ne semblait disposer à la croire. Bien évidemment les apparences étaient contre lui, mais il s'en moquait éperdument. Tout ce qu'il voulait c'est que la vérité éclate au grand jour pour que James et Lily soient vengés. A cette pensée, ses entrailles se glacèrent. James était entre la vie et la mort. Il ne voulait pas y croire. Il imaginait la détresse de Lily et sa haine envers Peter redoubla encore d'intensité. Il resta un très long moment ainsi à ruminer ses idées noires. Soudain il entendit des bruits de pas précipités dans le couloir. Il tendit l'oreille.

- « Voy
ons Barty ! Vous ne pouvez pas faire ça ! » s'écria la voix étouffée du professeur Dumbledore

-
« Nous n'avons pas le choix ! Il en va de sa sécurité ! » répondit une voix qui devait sans doute appartenir à Bartémius Croupton.

- « Ils vienne
nt tous les deux de subir un grand choc ! Vous ne pouvez pas leur imposer encore une souffrance supplémentaire ! »

- « V
ous avez demandé mon avis Albus, je vous l'ai donné ! Cette affaire est maintenant de mon ressort et il en sera ainsi que je le décide ! » ordonna Croupton.

A cet instan
t la porte du cachot s'ouvrit et Albus Dumbledore et Bartemius Croupton entèrent. Tous deux avaient l'air grave. Croupton fixa un long moment les deux prisonniers d'un air sévère.

- « Commençon
s... » ordonna-t-il

o°O°o
°O°o°O°o°O°o°O°o

- « Vr
aiment ! » s'écria violemment Remus en prenant la guérisseuse par les épaules « Est-ce que ça veut dire qu'il est sortit d'affaire ? »

- « Non, m
onsieur » articula faiblement la jeune femme « Il est encore trop tôt pour se prononcer. Des médicomages sont en train de l'ausculter, il seront bientôt capable de vous donner des réponses plus précises »

- « Et sa fem
me, Lily Potter, comment va-t-elle ? » demanda Océane d'une voix inquiète.

- « Elle s'est réveil
lée plus tôt que prévu, mais ses jours ne sont pas en danger, elle est seulement extrêmement faible. Elle a demandé à avoir son fils près d'elle et ils étaient tous les deux aux côtés de monsieur Potter quand il a ouvert les yeux. »

- « Pouvo
ns nous les voir ? » demanda Remus

- « Je suis
désolée, mais c'est impossible. Il bénéficie d'une haute sécurité et personne n'est autorisé, mis à part certains membres du personnel soignant, à leur rendre visite »

-
« Si jamais il y a le moindre changement, venez nous le dire s'il vous plait » demanda Remus

- «
D'accord monsieur... D'ici là je vous conseille de vous reposer un peu. Vous avez vraiment une petite mine »

Sur ces mo
ts, elle s'arracha à la poigne du jeune homme et s'en retourna à ses occupations. En silence, Remus et Océane se réinstallèrent sur leurs chaises de la salle d'attente.

- « Tu devrais rentrer dormir un peu... » suggéra Remus en voyant l'air fatigué et pâle de la jeune fille « Tu veux que je te ramène chez moi pour que tu puisse te reposer ? »

- « Non ! » répond
it-elle avec véhémence « Je veux rester là ! »

Remus n'insista pas. Il n'aurait sans doute pas voulu lui non plus rentrer chez lui et il préférait ne pas quitter l'hôpital au cas où on viendrait lui redonner des nouvelles de James et Lily.

I
ls restèrent un très long moment à attendre en silence. Océane fixait la porte en face d'elle. Elle ne pensait à rien, elle en était incapable. Elle se sentait entièrement vide, totalement dénuée d'émotion et incapable de formuler la moindre pensée cohérente. Elle avait l'impression de ne fonctionner qu'à l'instinct. Après de longues minutes d'attente, elle se rendit compte qu'elle avait faim. Elle se demanda comment elle pouvait encore avoir faim dans un moment pareil et pensa un moment à ignorer les crampes qui naissaient à l'intérieur de son estomac. Puis se rappelant soudain qu'elle devait désormais manger pour deux elle se décida.

- « J'ai fa
im, je vais aller me chercher de quoi manger. Tu veux que je te ramène quelque chose Remus ? »

-
« Non merci » répondit vaguement le jeune homme.

Océane se leva alors e
t fit quelque pas. Soudain elle se sentit comme éblouie. Tout se mit tourner autour d'elle à une vitesse folle. Elle ne voyait plus qu'un tourbillon de couleur et elle se sentit tomber.

- « OCE
ANE ! » cria Remus à côté d'elle et elle se senti atterrir dans ses bras.

Elle n'entendit plus a
lors qu'un grand mouvement autour d'elle, accompagné par de nombreuses voix qui parlaient en même temps et qui s'affairait autour d'elle. Elle sentit qu'on l'allongeait alors sur un brancard et qu'on l'emmenait un peu à l'écart. Elle ouvrit alors les yeux qu'elle ne se souvenait pas avoir fermés. Elle vit au dessus d'elle le regard inquiet de Remus. Elle esquissa un sourire et tenta de se redresser.

- « Non,
reste allongée... » lui murmura Remus en la força à s'allonger à nouveau.

La jeune fille avait ju
ste eu le temps de voir qu'elle se trouvait dans le hall, caché aux regards des curieux pas un grand paravent vert marqué de l'insigne de Ste Mangouste. Une guérisseuse arriva à cet instant.

-
« Bien mademoiselle. Monsieur nous a dit que vous aviez faim puis vous nous avez fait un malaise... Je vais vous donnez une potion régénérante. Vous n'avez aucune contre indication ou complication ? » demanda-t-elle d'une voix douce.

Océane c
roisa le regard bleu-gris de Remus en se tournant vers la guérisseuse.

-
« Je suis enceinte » souffla-t-elle

- « QUOI !
» hurla Remus d'un air totalement incrédule.

-
« Oh, je vois... » lança la guérisseuse d'un air un peu gêné « Je vais aller chercher un gynécomage dans ce cas »

Puis e
lle les quitta laissant Remus totalement abasourdi fixer Océane de ses yeux ronds.

- « Tu es ...
» commença-t-il

- « Oui
»

Remus soupira lors v
iolemment et fit quelques pas.

- « Et il le sait
? » demanda-t-il

Océan
e se contenta d'hocher la tête.

- « C'est pour ç
a qu'il est revenu te voir ? »

- « Oui » murmur
a la jeune fille en détournant ses yeux qui se remplissaient à nouveau de larmes.

Elle entendit R
emus faire apparaître une chaise et venir s'asseoir près d'elle.

- « Tu
es encore plus en danger maintenant » glissa-t-il d'une voix lasse.

Océ
ane retourna vivement sa tête vers lui.

- « Ne d
is pas ça ! » pleura-t-elle « Il est ravi d'avoir ce bébé... Il m'a dit qu'on l'élèverait ensemble, il voulait même qu'on achète une maison... »

- « Océane... Il nous a mentit à tous, il nous a tous trahi... »

- « NON
! non... Sirius n'est pas un traître... Je ne veux pas le croire... » sanglota la jeune fille

-
« Moi non aussi j'aurais préféré que ce ne soit pas le cas, mais regardons la vérité en face... Les preuves sont accablantes »

Océane allait rép
liquer quand un gynécomage apparut.

- « Bonsoir
mademoiselle, bonsoir monsieur... On vient de m'informer que vous aviez fait un malaise ? »

- «
Oui... J'avais faim, je me suis levée et je suis tombée... »

- « Elle a
eu des émotions très fortes depuis le début de la soirée » ajouta Remus d'un air grave.

- « Trè
s bien je vais vous ausculter... Si le futur papa veut bien m'aider à vous déshabiller... »

- « C
'est-à-dire que... Je ne suis pas le père de cet enfant... je suis juste... » bafouilla Remus

-
« C'est un ami » ajouta Océane.

- « Ah pardon,
je ne savais pas... Dans ce cas monsieur je vais vous demander de nous laisser... »

- « Bien sur.
.. je vais aller remplir les papiers... » s'empressa de répondre le jeune homme.

Puis il se penc
ha vers la jeune fille et déposa un baiser sur sa joue.

- « Il va falloi
r qu'on discute de tout ça... Il faut que tu comprennes qu'il est dangereux... » murmura-t-il d'une voix lasse.

- « Plus
tard, Remus... » supplia Océane.

Sans ajouter un
mot, Remus sortit de derrière le paravent et se rendit au guichet d'accueil. Il récupéra un formulaire et alla s'asseoir pour le remplir. Il entendit alors des bruits de pas précipité et releva la tête. Cinq hommes vêtus de la tenue officielle des aurors du ministère passèrent devant lui. L'un d'eux portait quelque chose qui gigotait, enveloppé dans une couverture. Les aurors poursuivirent leur rapide traversée de l'établissement sans accorder un regard à quiconque autour d'eux. Un peu surpris, Remus les regarda s'éloigner lorsqu'il cri déchirant le fit se retourner

o°O°o°O°
o°O°o°O°o°O°o

« Il a ou
vert les yeux ! Mary, il a ouvert les yeux ! » ce cri de joie qu'elle avait poussé raisonnait encore dans la tête de Lily. Elle avait réveillé son fils, mais le petit garçon était tellement ravi d'être dans les bras de sa mère qu'il s'était rapidement calmé. La guérisseuse s'était approchée d'elle et avait effectivement constaté que James Potter s'était bel et bien réveillé. Elle avait aussitôt fait appelé l'équipe de médicomages qui suivait le jeune homme et avait attendu près de Lily leur arrivée.

La je
une femme avait serré très fort la main de son mari dans la sienne et il avait esquissé une grimace qui devait s'apparenter à un sourire.

- « Ac
croche toi mon amour... Harry et moi on est là, on va bien... On est avec toi... Accroche toi, tu vas t'en sortir... Je t'aime » avait-elle murmuré alors.

Puis l'équipe
de médicomage était arrivée et elle avait dû sortir du bloc des soins intensifs. Cela faisait maintenant près d'une heure qu'elle attendait dans le couloir, assise dans son fauteuil roulant, Harry chaudement enveloppé dans une couverture, posé sur ses genoux. Elle avait refusé de retourner dans sa chambre, elle voulait être au plus près de son mari. Régulièrement, Mary, la guérisseuse venait vérifier qu'elle allait bien avant de rejoindre l'équipe médicale qui s'affairait autour de James. Il était encore dans un état gravissime, mais Lily ne perdait pas espoir. Il allait s'en sortir, il s'en sortait toujours... Il lui avait souvent répété cette phrase et elle n'avait jamais autant eu envie d'y croire.

Blotti contre ell
e, Harry ne dormait pas. Il restait immobile, ses grands yeux verts fixés sur le visage déterminé de sa maman. Au bout d'un moment, elle posa ses yeux sur lui et lui sourit. Elle lui caressa le visage du bout des doigts et caressa ses épais cheveux noirs, déjà en bataille.

- « Tu devrais do
rmir mon chéri... » lui souffla-t-elle d'une voix douce avant de poser un baiser sur sa joue. « Il est tard... Ne t'inquiète pas mon ange, maman est là et je veille sur toi... Il ne t'arrivera plus rien... »

Harry cont
inuait à la fixer. Lily continua de caresser du bout des doigts le visage de son bébé en chantonnant une petite berceuse pour l'apaiser. Elle remarqua que ses petites paupières commençaient à se faire lourde et tombaient toutes seules. Au bout d'un court instant, Harry sombra au pays des rêves. Lily le regarda en souriant tristement. Une si lourde menace planait sur son bébé, et ce soir, le pire aurait pu se produire. Elle avait pourtant jeté le plus puissant sort de protection qu'elle connaissait. Si cela avait été nécessaire, elle aurait été prête à mourir pour activer ce sort et le sauver. Elle espérait de tout c½ur que le charme aurait marché et qu'il aurait permis à son petit garçon de survivre.

- « Je t'aime mon
bébé... Je vous aime tellement ton père et toi... Comment pourrais-je vivre si un de vous deux me quittait ? » murmura-t-elle d'une voix blanche.

Une boule d'émotion se
forma dans sa gorge et ne elle pu retenir plus longtemps ses larmes. Elle pleurait sans arriver à se calmer et pourtant elle le voulait de toutes ses forces. Elle s'en voulait de se montrer si faible. Elle passait régulièrement sa main sur son visage pour tenter de sécher le flot de larmes qui le recouvrait.

- «
Madame Potter... » chuchota une voix douce à son oreille.

Lily se retour
na et se retrouva nez à nez avec Mary.

- « Je su
is désolée... » s'excusa Lily entre deux sanglots

- « Ne le soyez pas, c
'est tout à fait normal... Vous vous êtes montrée très courageuse près de votre mari tout à l'heure, il faut bien que la pression s'évacue à un moment ou un autre » ajouta Mary d'une voix très douce en s'agenouillant près d'elle. « Vous êtes sure que vous ne voulez pas aller vous allonger un moment dans votre chambre ? »

- « Non, je veux
être près de lui... Je... je veux qu'il sente que je suis avec lui » avoua la jeune femme tout en sachant que James ne se rendait même pas compte qu'elle était là.

- «
Je suis sure qu'il le sait... » lui assura Mary « Pour le moment tout ce passe très bien, il reste encore une opération délicate à effectuer, puis nous serons en mesure de vous donner des nouvelles précises »

Lily hoch
a la tête d'un air grave, ses larmes s'estompant un peu.

- « Je vais vou
s redonnez une potion calmante, et vous verrez vous vous sentirez mieux » expliqua la guérisseuse en se relevant « Je reviens dans un petit moment »

Lily la regarda s'él
oigner à travers les quelques larmes qui coulaient encore. Lorsqu'elle revint, elle avait déjà presque réussit à se calmer seule. Elle but néanmoins d'un trait la potion et sentit la confiance revenir en elle. Elle remercia Mary d'un regard. La guérisseuse retourna alors dans le bloc des soins intensifs. Harry s'agita un peu dans son sommeil, et Lily le berça un moment. Puis elle posa sa tête sur le mur blanc et froid du couloir et ferma les yeux. Elle resta un moment comme cela à attendre lorsque des bruits de pas dans le couloir la ramèrent à la réalité. Elle ouvrit le yeux et aperçut Mary et un médicomage s'approcher d'elle.

- « Madame Potter »
commença le médicomage « Je suis le docteur Cohen, je suis le chef d'équipe qui a soigné votre mari »

Lily se redressa
dans son fauteuil roulant et posa son regard anxieux sur le médicomage.

- « Il va s'en sortir, ses jours ne sont plus en danger... »

Lily se sen
tit alors renaître. Elle sentit la chaleur revenir en elle, elle se sentit de nouveau vivre.

- «
C'est bien vrai ? » demanda-t-elle d'une toute petite voix

- « Oui, il
a eu beaucoup de chance. Mais il voulait vraiment s'en sortir, il a lutté pour rester en vie, il s'est accroché »

- « Par
Merlin ! » s'exclama Lily en posant une des ses mains sur sa bouche

- «
Néanmoins, il reste très faible et il va falloir que nous le gardions un certain temps dans notre établissement. Sa convalescence sera longue et difficile et nous ne pouvons pas garantir qu'il ne gardera pas de séquelles, mais au moins, il est en vie »expliqua le docteur Cohen.

Lily le reg
arda en souriant. James était en vie, plus rien d'autre n'avait d'importance.

- « Lily » repris
alors Mary « Il n'a pas voulut qu'on le rendorme tout de suite, il voulait vous voir, vous et Harry pour s'assurer que vous alliez bien... »

- «
Ce n'est pas la procédure habituelle, mais vu les circonstance nous voulons bien faire un écart pour cette fois... Il vous attend au bloc » annonça de sa voix bienveillante le docteur Cohen.

- «
Merci... » souffla la jeune femme en serrant un peu plus fort Harry contre elle.

- « Mais vous
ne pourrez pas rester longtemps, il est très faible et a vraiment besoin de repos » expliqua le docteur

- « Je comprend.
.. Merci infiniment docteur ! » lança Lily d'une voix émue tandis que Mary déplaçait le fauteuil roulant pour l'emmener près de la salle d'opération où James les attendait.

La tête penchée sur l
e côté, James les vit arriver et les accueillit avec les yeux brillants. Lily s'approcha le plus près qu'elle put de son mari et effleura ses lèvres des siennes.

- « Je
suis si fière de toi et si soulagée... » murmura-t-elle doucement

- « Il
est trop faible pour parler... » prévint Mary d'une voix douce

Lily ne
quittait pas James des yeux. Elle plongea son regard dans le sien et se sentit tout de suite infiniment mieux. C'était bien réel, James allait mieux.

- « Harry est là au
ssi... » murmura la jeune femme en soulevant un peu son fils endormi pour que James puisse le voir « Il n'a rien, il dort juste... »

James clign
a des yeux pour lui signaler qu'il avait compris.

- « Je t'aime » souffl
a-t-elle avant de poser ses lèvres sur celles de son mari.

James cligna
à nouveau les yeux, se qui fit sourire la jeune femme. Puis il soupira et ferma les yeux un moment avant de les rouvrir difficilement.

- « Ils vo
nt juste te rendormir pour que tu te reposes mon amour. Harry et moi, on serra là à ton réveil, je te le jure... Tout va bien maintenant, on est tous les trois. » expliqua Lily en posant sa main sur la tête de son mari « Le plus dur est fait... »

James n'eut même pa
s la force de cligner des yeux. Doucement, Lily ôta sa main en la laissant glisser sur le visage de James et s'éloigna du lit. Par perfusion, Mary administra une potion de sommeil à James qui s'endormit aussitôt.

- « J
e vais vous ramenez dans votre chambre et ensuite je l'emmènerais dans la sienne... » expliqua Mary de sa voix toujours très calme.

- « Non, occu
pez-vous de lui d'abord... Je vais attendre »

-
« Comme vous voulez »

M
ary jeta alors un sort au lit de James et le fit flotter dans les airs.

- « Ne bougez pas, je re
viens dans un moment » lança-t-elle à Lily avant de s'éloigner avec James.

Elle venait de quitte
r le couloir quand Lily vit arriver devant elle cinq hommes portant la tenue officielle des aurors du Ministère. Ils s'approchèrent d'elle d'un pas assuré. Celui qui menaient tous les autres sortis de sa poche un morceau de parchemin portant le sceau du département de Justice Magique.

- « V
ous êtes madame Lily Evans épouse Potter ? » demanda-t-il de sa voix grave

- « Oui » répondit Li
ly

- « C'est Harry Jame
s Potter ? » redemanda-t-il en pointant le bébé endormi de son doigt

- «
Oui, mais qu'est-ce qui... »

- « Par ordre de B
artemius Croupton, responsable du département de la justice magique, je vous ordonne de nous confier cet enfant » lança alors gravement l'auror

- « Jamais ! Que voulez-vous à mon fils ? » s'écria Lily en serrant Harry contre elle tant qu'elle le pouvait.

- « Je reg
rette, cette information de doit pas vous être révélée, par ordre de monsieur Croupton, vous ne devez plus avoir la garde du dénommé Harry James Potter »

- « Mais c'est
insensé ! Je suis sa mère ! Expliquer moi ce qui se passe !» hurla Lily

Harry se réveilla aussitôt. Voyant l'agitation qui régnait autour de lui, l'enfant ce mit à pleurer. Lily le serra de toutes ses faibles forces contre elle, mais sur un signe de l'auror en chef, un de ses collègues arracha le bébé des bras de sa mère.

- « Nooooooooo
on ! » cria Lily.

- « D
ésolé madame » lui lança l'auror en lui tendant le parchemin qu'il tenait à la main.

Puis, sans p
orter plus d'attention à la jeune femme qui essayait vainement de récupérer son fils qui pleurait de plus belle, l'auror appliqua un ''silentio'' à l'enfant qui devint muet. Ils quittèrent alors le couloir, comme ils étaient venus, Harry qui gigotait dans sa couverture solidement tenu par l'un d'eux.

Réunissant l
e peu de force qu'il lui restait, Lily, bien décidé à ne pas se laisser enlever son bébé sans réagir, parvint à se relever de son fauteuil. Tout en s'appuyant sur le mur, elle marchait le long du couloir en appelant Harry. Au loin, elle vit les cinq aurors ouvrirent une porte et traverser la salle d'attente de l'hôpital avant de disparaître de sa vue. Elle poussa alors un cri déchirant avant de se laisser tomber à genoux sur le sol en pleurant.

Les yeux emb
ués de larmes, elle vit alors un homme lever la tête vers elle, jeter violemment le papier qu'il tenait dans les mains sur le sol et courir vers elle. Il s'approcha et s'agenouilla devant elle avant de la prendre dans ses bras.

- « Lily, mais
qu'est-ce que tu fais là ? » s'inquiéta l'homme qu'elle reconnut alors.

- « Remus... » sanglota
-t-elle « Ils ont Harry ! »

- « Quoi ! Qui a Har
ry ? »

- « Les aurors..
. Ils m'ont pris Harry... »

- « Mais pourquoi ?
»

- « Je ne sais pas...
» continua la jeune femme à bout de force.

Elle
tenait toujours serré dans sa main le parchemin que l'auror venait de lui donner. Elle le regarda en tremblant, mais elle n'avait même plus la force de la lire. Elle se sentit partir.

- « Lily
! Reste avec moi ! LILY ! DOCTEUR ! Vite un docteur ! »

Le cri de Remus
lui semblait très lointain. Elle ferma les yeux.

# Posté le mercredi 11 avril 2007 17:11